ACCOUCHEMENT / ARRIVÉE DE BÉBÉ ; 6 CHOSES QUE J’AURAIS AIMÉ SAVOIR AVANT.

Futures mamans, loooooin de moi l’idée de vous faire peur, il n’y a rien dans cet article qui vous donnera envie de faire marche arrière, pas de panique, vous pouvez y aller sereinement 🙂
Simplement, je trouve que certains sujets ne sont pas suffisamment évoqués et que l’on n’est pas suffisamment préparée, en tant que future maman (mais même futur papa), au chamboulement qui est sûr le point de s’opérer dans nos vies. Techniquement déjà, à l’arrivée du bébé on est jeté dans le grand bain tout de suite et on a quelques heures pour apprendre à devenir parents, mais émotionnellement aussi les choses sont complexes.
Petit tour d’horizon donc, de ces choses que j’aurais aimé que l’on m’explique et auxquelles j’aurais voulu être davantage préparée.

. L’attachement n’est pas immédiat et automatique chez tout le monde. Ça va surement paraitre horrible à toutes celles qui ont senti instantanément la vague d’amour pour leur bébé lors de leur accouchement mais chez moi ça n’a pas été le cas et je crois que je ne suis pas la seule. Pourtant j’ai eu un accouchement relativement facile ( malgré un travail très long et douloureux ) donc on est pas dans la configuration « Accouchement difficile / rejet ».
C’est difficile d’aimer instantanément un petit être qu’on ne connait pas encore et qui, malgré 9 mois de cohabitation, nous semble tout à fait étranger. Évidemment qu’on l’aime déjà, mais passer des sensations « imaginaires », à la rencontre, il y’a un vrai gap. Le processus d’attachement complet a clairement mis plusieurs jours. Aujourd’hui tout est limpide et clair : aimer d’un amour inconditionnel c’est pas nécessairement automatique et c’est pas grave parce qu’au final après quelques jours à s’apprivoiser l’un l’autre, ça n’en est que plus fort.

. On saigne beaucoup après l’accouchement. Vraiment beaucoup, pendant longtemps et c’est très impressionnant comparé à des règles classiques. Ça a duré 3 bonnes semaines en ce qui me concerne. Et j’étais pas prête, je me suis beaucoup demandé si c’était normal, quand ça allait s’arrêter, si il fallait que je m’inquiète, etc. Faut dire que moi j’ai fais que 2 cours et demi de préparation à l’accouchement donc formation express, j’ai pas forcément eu toutes les infos, mais si c’est votre cas également, sachez que c’est normal, votre sage femme vous le confirmera. Et sachez que évidemment, ça passe 🙂

. La péridurale c’est carrément moins impressionnant que ça ne l’était dans mon esprit. Clairement, j’avais en tête l’aiguille absolument monstrueuse dans le dos tout ça tout ça. J’avais du en entendre parler dans une série médicale type Urgence ou Grey’s Anatomy je ne sais pas mais clairement c’est une image qui m’avait marqué et j’y pensais souvent. Même avant d’être enceinte ^^ Bon. C’est effectivement ça, mais sachez pour toutes celles qui désirent ( et qui pourront ) y avoir recours, le personnel médical fait son possible pour que vous ne soyez pas confronté au matériel nécessaire à la pose de la péridurale. Personnellement, je n’ai rien vu et rien senti. Alors que je m’en faisais une montagne, la sage femme a pris soin de me tourner dos à la porte par laquelle est rentrée l’anesthésiste et m’a parlé pour me focaliser sur autre chose ( les contractions monopolise bien l’attention, aucun problème à ce sujet ! )
Bon après soyons honnête j’avais tellement mal que c’était la délivrance, j’en garde donc un excellent souvenir ! Ahaha.

. Le retour à la maison peut s’avérer difficile, le baby blues est une réalité (qui n’est pas une généralité, certes mais qui arrive fréquemment). J’en avais vaguement entendu parlé, mais je n’étais pas préparée à le vivre pour de vrai. Personne ne m’en a parlé à la maternité, ni nul par ailleurs. En ce qui me concerne, je ne suis pas quelqu’un de stressé. Au contraire pour m’angoisser, il faut y aller, par contre une fois que ça y est, c’est foutu ^^.
Dès le retour de la maternité, la journée ça allait à peu près normalement et chaque fin de journée pendant quasiment 10 jours, j’avais des angoisses absolument horrible. J’ai vraiment cru que j’en verrais pas le bout et que j’avais flingué ma vie ( peut être que j’exagère un poil mais sur le moment pas tant que ça ). Sans rire, c’est difficile, et si ça vous arrive, entourez vous, voyez du monde, faites vous aider, déléguez, soufflez, ça ne va pas durer ! C’est le temps de trouver un nouveau rythme, une nouvelle organisation de vie ( parce que oui, à l’arrivée d’un bébé la vie n’est absolument plus la même ) et d’apprivoiser ce petit être qui vient tout chambouler.

. La maternité (au sens devenir maman, et pas au sens bâtiment du terme) vous transforme. Profondément. Je ne le savais pas mais c’est scientifiquement prouvé que l’accouchement et le fait de mettre au monde un enfant, enclenche une partie émotionnelle du cerveau qui juste là ne servait pas. Il faut le vivre pour le comprendre, clairement, mais c’est une réalité. Moi qui était insensible à beaucoup de choses et très détachée, je me vois porter des regards très différents sur les choses, être beaucoup plus sensible à certaines situations, et être beaucoup beaucoup plus émotive, particulièrement quand ça touche à mon fils. Rien, absolument rien avant n’aurait pu me faire ressentir certains sentiments ou émotions, que je vis très fréquemment aujourd’hui, vraiment c’est incomparable.

. Le ventre vide, bah… ça laisse un vide. A la fin de la grossesse on n’en peut plus, bébé n’a plus de place et chaque mouvement est un véritable combat de boxe. Mais lors de l’accouchement tout s’arrête, d’une minute à l’autre et moi je n’y avais pas vraiment songé. J’ai pensé à ce qui allait arriver dans ma vie, mais pas franchement à ce que j’allais « perdre » une fois la fin de la grossesse venue. J’ai touché mon ventre plusieurs semaines après l’accouchement, à la recherche d’un petit mouvement qui n’est évidemment jamais venu. Profitez de chaque moment, de chaque coup, et préparez vous au vide ( qui est vite comblé par un petit humain bien réel et normalement moins catcheur, mais quand même c’est pas pareil, pas les mêmes sensations et surtout pas le même privilège.)

Voilà, rien d’affolant, rien d’insurmontable, mais juste savoir que quelques moments difficiles sont à venir, permet de mieux les réceptionner quand ils arrivent. Et surtout, savoir que ça ne dure pas, certains sont l’histoire de quelques jours, d’autres de quelques semaines, mais ce qu’il en reste au final, ce n’est QUE du bonheur et du positif.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas 🙂


A très vite,

Maÿlis